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Brésil : condamné à 12 ans de prison, l’ancien président Lula da Silva a jusqu’à 20h00 GMT pour se rendre

Un juge brésilien a émis un mandat d’arrêt à l’encontre de  Luiz Inacio ‘Lula’ da Silva, donnant à l’ex-président, autrefois très populaire, jusqu’à 17h00 heure locale (20h00 GMT) vendredi pour se rendre.

Le juge fédéral Sergio Moro a délivré le mandat jeudi soir, moins d’un jour après que la Cour suprême du pays ait rejeté une demande d’habeas corpus de Lula qui avait interjeté appel d’une décision de justice de janvier le condamnant à 12 ans de prison pour corruption.

L’ancien dirigeant, qui a quitté ses fonctions avec des notes d’approbation record, mène actuellement les consultations pour les prochaines élections brésiliennes prévues en octobre, avec une large marge. Selon lui, les accusations portées contre lui sont motivées par des raisons politiques pour le tenir à l’écart de la course. Le juge Moro a déclaré dans un communiqué, qu’il donnerait à Lula l’occasion de se rendre parce qu’il était un ancien président. Le juge est considéré par beaucoup de Brésiliens comme un combattant anti-corruption superstar, mais d’autres le voient comme un homme en mission pour détruire le chef de gauche.

Une foule d’environ 2.000 supporters s’est rassemblée jeudi dans la ville natale de Lula, Sao Bernardo do Campo, pour lui demander de résister à l’arrestation.  « Pourquoi se présenterait-il, dans une situation comme celle-ci, s’ils veulent l’arrêter, l’emprisonner, ils n’ont qu’à venir ici », a déclaré le sénateur Lindbergh Farias, membre du Parti des travailleurs, cité par l’agence de presse AFP.

La condamnation de Lula faisait partie de l’enquête gigantesque « Car Wash » du Brésil. Selon les procureurs, Lula a reçu un appartement en bord de mer d’une valeur de 2,2 millions $ BR (700 000 $) dans un stratagème frauduleux de plusieurs millions de dollars pour avoir obtenu des contrats lucratifs avec la compagnie pétrolière publique Petrobras pour la compagnie de construction OAS. Son équipe de défense a nié à plusieurs reprises ces allégations, affirmant qu’il n’y avait pas de preuves matérielles et qu’il n’avait pas bénéficié d’un procès équitable.

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