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Riyad : ce qu’on sait du coup d’État du 21 avril

L’Arabie saoudite a restreint le vol de drones télécommandés après qu’un drone de loisir a semé la panique dans la capitale saoudienne, d’après les médias du pays.

Le ministère saoudien de l’Intérieur est en train de finaliser une réglementation sur l’utilisation des drones récréatifs.

Le ministère a demandé, ce dimanche 22 avril, aux amateurs de drones téléguidés d’obtenir la permission de la police pour en utiliser.

Selon les médias saoudiens, « cette décision a été prise au lendemain de la destruction par l’armée saoudienne d’un drone non identifié qui survolait le quartier où se trouve le palais royal ».

Dans le même temps, cette version faisant état d’un drone de loisir a été démentie par Mujtahid, célèbre dénonciateur saoudien, qui a écrit sur son compte Twitter que l’attaque de samedi soir aurait été menée par un véhicule muni d’une mitrailleuse.

« L’attaque, qui a eu lieu samedi soir dans le quartier d’al-Khouzama, a été menée par un véhicule muni d’une mitrailleuse lourde de calibre 50 mm, identique aux armes dont dispose l’armée de terre saoudienne. C’est grâce à de la chance que les forces saoudiennes ont pu repousser cette attaque. L’identité des assaillants, l’objectif de l’attaque et le bilan des victimes restent inconnus. La version qu’ont racontée les médias saoudiens, à propos de la destruction d’un drone, est montée de toutes pièces », indique Mujtahid sur son compte Twitter.

Le dénonciateur saoudien a promis de rendre publics, prochainement, plus de détails à ce propos.

Mujtahid a ensuite republié un poste de VO Arabs, selon lequel l’attaque aurait visé Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien.
« L’attaque, qui a eu lieu samedi soir dans le quartier d’al-Khouzama, a été menée par un véhicule muni d’une mitrailleuse lourde de calibre 50 mm, identique aux armes dont dispose l’armée de terre saoudienne. C’est grâce à de la chance que les forces saoudiennes ont pu repousser cette attaque. L’identité des assaillants, l’objectif de l’attaque et le bilan des victimes restent inconnus. La version qu’ont racontée les médias saoudiens, à propos de la destruction d’un drone, est montée de toutes pièces », indique Mujtahid sur son compte Twitter.

Le dénonciateur saoudien a promis de rendre publics, prochainement, plus de détails à ce propos.

Mujtahid a ensuite republié un poste de VO Arabs, selon lequel l’attaque aurait visé Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien.


« Sept personnes, des deux côtés, auraient été abattues et le reste des assaillants auraient disparu dans la nature. Des membres de la famille royale seraient derrière cette attaque. Un drone pourrait aider les assaillants à localiser la cible, mais l’événement principal était un échange de tirs qui a duré environ une heure », a-t-on appris dans le tweet.

Les autorités saoudiennes balaient d’un revers de main l’idée d’un coup d’État contre le régime en place et suggèrent qu’un « drone de loisir était à l’origine des tirs nourris de samedi soir ».

Selon des informations officieuses, un officier de la garde nationale aurait tenté d’assassiner Ben Salmane.
Le samedi 21 avril au soir, les réseaux sociaux ont explosé lors du partage d’une vidéo laissant voir des échanges de tirs au palais du roi Salmane, où réside le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Les informations qui suivaient cet enregistrement vidéo faisaient état du transfert du roi Salmane et de son fils Mohammed du palais vers une base militaire ainsi que de la fermeture du ciel de la capitale à tous les vols, qu’ils soient commerciaux ou militaires.

Les tweets des opposants au régime saoudien évoquaient une tentative de coup d’État en Arabie saoudite, d’autant plus que le silence lourd de sens et la réaction tardive des responsables de sécurité saoudiens ont renforcé cette hypothèse.

Mais qu’on admette la version de la police ou celle des opposants, il existe de nombreux points à souligner :

– Une faille sécuritaire de l’Arabie saoudite : ce qui s’est passé samedi soir prouve que la sécurité est inexistante en Arabie saoudite et que la fragile autorité de l’Arabie saoudite, dont se targuent le roi et le prince héritier saoudiens, est constamment menacée. Cette défaillance sécuritaire est apparue au grand jour juste quelques jours après le sommet de Dhahran, qui a eu lieu dans cette ville au lieu de Riyad, par crainte des missiles d’Ansarallah.

– Un possible coup d’État : la réaction tardive des autorités saoudiennes à cet événement renforce l’hypothèse selon laquelle cette histoire de drone est montée de toutes pièces. Nombreux sont les experts étant d’avis que l’infiltration facile de drones à l’intérieur du palais royal pourrait s’expliquer par un coup d’État contre le régime en place.

– Des opposants au prince héritier : le prince héritier saoudien est critiqué par de nombreux détracteurs à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur de l’Arabie saoudite, soit des princes destitués ou arrêtés, soit des militaires en colère. En plus, Ben Salmane est largement critiqué par ceux qui voient en lui un agent d’Israël qui tente de normaliser les relations entre Riyad et Tel-Aviv. Par ailleurs, ses politiques réformistes et laïques déplaisent à un grand nombre de Saoudiens, d’autant plus que les combattants yéménites ont promis de nuire, d’une manière ou d’une autre, à Mohammed ben Salmane.

– Intensification des dispositifs de sécurité : il est fort probable que le régime saoudien intensifie ses pressions sur le peuple, sous prétexte de garantir la sécurité de la famille royale, et qu’il dépense de plus en plus de ses pétrodollars pour acheter des armes aux Occidentaux.

Avec Presstv

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